Stéphan m'a contacté après avoir lu divers articles du blog, dont celui d' OTH , groupe qu'il apprécie particulièrement et qu'il a souhaité évoquer ici. Merci à lui pour son texte et les photos. Je découvre OTH en 1986. J’ai alors onze ans. C’est mon grand frère, de neuf ans mon aîné, qui s’offre le second album Sur Des Charbons Ardents . Je franchis le Rubicon. Je passe directement des chansons de Chantal Goya et de Dorothée au rock dur, sans concession, jouissif des OTHiens. Je découvrirai, plus tard, que Spi avait déjà retranscrit cette sensation dans Musique Atteinte ('J’étais enfant, tendre et vicieux, je salissais mes draps. J’étais complexe et complexé, j’étais sans cesse sous presse. Le choc se fit avec le Rock, j’étais perdu d’avance !').Tout d’abord, l’objet. Une pochette recto sobre et percutante. Noire avec une typographie rouge sang qui dégouline et une photo sépia brisée, qui serait censurée aujourd’hui, de cinq gars nus du début du siècle der...
Janvier 78, les Pistols splittent après une tournée US pour le moins chaotique. Sid Vicious prend l'avion pour Londres mais fait une overdose de médicaments et d'alcool en plein vol ce qui le contraint à rester quelques jours hospitalisé à New York. De retour en Angleterre, l'enfant terrible du punk retrouve ses deux compagnes, Nancy Spungen et l'héroïne dont il était privé depuis deux semaines par son manager et les gros bras de Warner Bros. Sid est de plus en plus accro et se désintoxiquer n'est franchement pas dans son programme. Pour le moment, il veut remonter un groupe et participe au tournage du film/fable The Great Rock N'Roll Swindle . Il tourne des scènes à Paris, au mois d'avril, et y enregistre la reprise de My Way au studio de la Grande Armée en compagnie de Steve Jones et de musiciens de session français. Les journées d'enregistrements sont, paraît-il, assez chaotiques. Quand Sid est là, il est souvent défoncé et parfois, il part en quêt...