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Articles

Affichage des articles associés au libellé PUNK

FLASHBACK : THE CLASH, UN ALBUM RATÉ ?

    Cette année, magazines et podcasts tentent de célébrer comme ils le peuvent les cinquante ans du punk. On a droit à toutes les absurdités et tous les clichés, les mêmes qu'il y a cinquante ans, c'est dire le peu d'efforts de recherche fourni depuis...  Au milieu de toutes les idioties que j'ai pu entendre ces dernières semaines, il y a cette archive audio de feu Jacno des Stinky Toys qui considérait que le premier album de Clash est raté. Ce n'est pas la première fois que j'entends ça et comme on fête les années punk, j'ai eu envie de revenir sur l'histoire de ce disque qui, à mon sens, fait partie des meilleurs de ce qui s'est fait en Angleterre à l'époque. En toute subjectivité. Le 27 janvier 1977, The Clash et leur manager Bernie Rhodes signent un contrat avec la branche anglaise de CBS pour 100.000 livres sterling. L'annonce contrarie beaucoup Mark Perry, le créateur du fanzine Sniffin' Glue , qui a organisé l'enregistrement...

OTH, L'ÉLECTROCHOC... POUR NE PLUS JAMAIS REVENIR

Stéphan m'a contacté après avoir lu divers articles du blog, dont celui d' OTH , groupe qu'il apprécie particulièrement et qu'il a souhaité évoquer ici.  Merci à lui pour son texte et les photos.   Je découvre OTH en 1986. J’ai alors onze ans. C’est mon grand frère, de neuf ans mon aîné, qui s’offre le second album Sur Des Charbons Ardents . Je franchis le Rubicon. Je passe directement des chansons de Chantal Goya et de Dorothée au rock dur, sans concession, jouissif des OTHiens. Je découvrirai, plus tard, que Spi avait déjà retranscrit cette sensation dans Musique Atteinte ('J’étais enfant, tendre et vicieux, je salissais mes draps. J’étais complexe et complexé, j’étais sans cesse sous presse. Le choc se fit avec le Rock, j’étais perdu d’avance !').Tout d’abord, l’objet. Une pochette recto sobre et percutante. Noire avec une typographie rouge sang qui dégouline et une photo sépia brisée, qui serait censurée aujourd’hui, de cinq gars nus du début du siècle der...

FLASHBACK : SID SINGS - SID VICIOUS LIVE

Janvier 78, les Pistols splittent après une tournée US pour le moins chaotique. Sid Vicious prend l'avion pour Londres mais fait une overdose de médicaments et d'alcool en plein vol ce qui le contraint à rester quelques jours hospitalisé à New York. De retour en Angleterre, l'enfant terrible du punk retrouve ses deux compagnes, Nancy Spungen et l'héroïne dont il était privé depuis deux semaines par son manager et les gros bras de Warner Bros. Sid est de plus en plus accro et se désintoxiquer n'est franchement pas dans son programme. Pour le moment, il veut remonter un groupe et participe au tournage du film/fable The Great Rock N'Roll Swindle . Il tourne des scènes à Paris, au mois d'avril, et y enregistre la reprise de My Way au studio de la Grande Armée en compagnie de Steve Jones et de musiciens de session français. Les journées d'enregistrements sont, paraît-il, assez chaotiques. Quand Sid est là, il est souvent défoncé et parfois, il part en quêt...

FLASHBACK : NIGHT OF THE LIVING DEAD BOYS LP

Comme évoqué dans Monster Story , début 1979, les Dead Boys n'existent plus mais doivent contractuellement un troisième album à Sire Records. Le groupe (particulièrement Cheetah Chrome) est farouchement opposé à l'idée de retourner en studio et de toutes façons, il n'a quasiment rien écrit de nouveau depuis  We Have Cum For Your Children , sorti l'année précédente. Seymour Stein, le boss de Sire, exige pourtant un nouvel album studio mais face à l'obstination des Dead Boys  d'enregistrer un album live, il finit par céder. Les tensions entre le groupe et la maison de disques sont au sommet, Stein a assez souffert des réunions chaotiques avec le gang de Stiv Bators et veut vite passer à autre chose, il accepte donc qu'un album live soit enregistré en guise de troisième et dernier disque pour Sire.  En mars 1979, bien que les Dead Boys ne soient plus en très grande forme et que des tensions existent au sein du groupe, un concert a lieu au CBGB's. Il est e...

JOHNNY THUNDERS & THE HEARTBREAKERS: L.A.M.F. LIVE AT THE VILLAGE GATE 1977

New-York, août 1977, les Heartbreakers sont programmés au Village Gate trois soirs de suite, du 18 au 20, soit  quelques jours après le mariage de Johnny Thunders avec Julie Jordan. Le groupe est au meilleur de sa forme et joue la plupart des titres qui seront disponibles quelques mois plus tard sur son unique album, L.A.M.F. . Le 20, Take A Chance With Me  fait aussi partie du set, un titre écrit par Walter Lure et Jerry Nolan qui ne figure pas sur l'album mais qui est disponible en version démo sur le coffret L.A.M.F. Definitive Edition . Il est également joué de temps à autres sur scène, comme ce soir d'août 77 au Village Gate, puis au Bataclan en fin d'année ou encore au Max's Kansas City l'année suivante. Sid Vicious le reprend également au Max's en septembre 78 lorsqu'il y joue plusieurs soirs accompagné de Jerry Nolan à la batterie. Pour revenir à ces concerts au Village Gate, la cerise sur le gâteau est la participation de Robert Gordon et Sylvain...

HOT OFF THE PRESS : THE SNIVELLING SHITS, CROYDON GREYHOUND 1978

THE SNIVELLING SHITS: Thank God It's The Snivelling Shits (God Save History records LP 2026) The Snivelling Shits ont traversé l'histoire du punk à la vitesse d'une étoile filante mais ont pris le temps d'enregistrer quelques titres en studio et de jouer live chez John Peel, à la BBC. Ce 'super groupe' formé de journalistes de Sounds, dont Giovanni Dadomo, et du Hot Rod Steve Nicol, a rarement joué sur scène et cet album est une aubaine pour tous les fans et archivistes de l'histoire du punk anglais. Ce concert, enregistré à Croydon fin 78, donne une très bonne idée de qui étaient les Snivelling Shits . Souvent qualifiés d’opportunistes réunis pour  surfer  quelques temps sur la vague punk avant de disparaitre, ils formaient surtout un gang techniquement efficace sur scène et doté d'un bon répertoire.  L'album débute avec le single de 77, Terminal Stupid , suivi d' une reprise de Jacques Dutronc chantée en français et  de pas mal de bonnes com...

SEX PISTOLS ET HEARTBREAKERS LIVE 1976 : LES ARCHIVES DE ROBERT NEEDS (R.I.P.)

Collection personnelle de Robert Needs Pays de Galles, 22 septembre 1976, les Sex Pistols jouent au club Stowaway de Newport. Robert Needs, jeune étudiant gallois, assiste au concert et les photographie.  Deux mois plus tard, il les revoie à l'occasion de l' Anarchy In The UK Tour*  à Plymouth et à Caerphilly où il prend quelques clichés de la soirée. Il devient peu à peu une figure du punk gallois avec Steve Strange et quelques autres 'pionniers', rend quelques fois visite à Vivienne Westwood et Malcolm McLaren au magasin Sex de Londres et en 2024, il est invité à présenter sa collection et raconter son histoire dans l'émission de la BBC, Antiques Roadshow. Il y a quelques années, il m'avait donné son accord pour publier ses photos ainsi que ses souvenirs. Je viens d'apprendre son décès et souhaite lui rendre un petit hommage en rediffusant ses archives personnelles.    Le Stowaway était habituellement une boîte de nuit qui passait seulement de la musique ...

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