Le livre de Fred D’Huve nous plonge dans une époque où des armées de gamins ont osé brancher leurs guitares sans forcément trop savoir s’en servir, avec pour ambition d’imiter les groupes de la déferlante anglaise, Beatles , Stones et Kinks en tête. Des milliers de jeunes qui rêvaient eux aussi de devenir des stars et préféraient monter des groupes plutôt que d’aller jouer au baseball, armés de guitares parfois très bon marché et d’amplis poussés à fond. Ils répétaient dans la cave ou le garage de leurs parents avant d’enregistrer leur unique 45-tours, lequel ne dépasserait parfois jamais les frontières de leur État. Et c’est justement là que réside toute la magie du garage rock . Comme le punk rock dix ans plus tard, il n’était pas nécessaire d’être un virtuose, encore moins de sortir du conservatoire. Trois accords, une fuzz, une rythmique qui cogne et un chanteur prêt à tout casser suffisaient souvent à mettre le feu aux poudres. Le résultat? Des morceaux courts, nerveux, parfois ...
Conçu et réalisé par le bassiste d' OTH , Philipp Messina, Écrits et Cris est structuré en deux parties. La première raconte l'histoire du groupe à travers les témoignages de ses membres depuis sa formation en 1977 jusqu'au split début 1992. On y apprend les origines et les influences, on lit les noms d' Alice Cooper , Kinks , Aerosmith , Stooges , on suit OTH en tournée dans l'Hexagone, puis en Allemagne. Le séjour à Berlin qui a marqué chacun, les punks allemands, les squats. On croise les noms des Bérus , New Model Army , Midnight Oil . Il y est bien sûr question du fameux concert sauvage place Castellane, à Montpellier, où Motch fait face à un agent de police et ne s'arrête pas de jouer malgré son attitude menaçante ( il avait trop envie de me frapper, le mec ! Je me disais, si je ne lâche pas la guitare, il me touchera pas. C'était terrible ). Toute la vie d' OTH est condensée dans les cent premières pages, jusqu'au crash après la sortie d...