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Articles

OTH : ÉCRITS ET CRIS

  Conçu et réalisé par le bassiste d' OTH , Philipp Messina, Écrits et Cris  est structuré en deux parties. La première raconte l'histoire du groupe à travers les témoignages de ses membres depuis sa formation en 1977 jusqu'au split début 1992. On y apprend les origines et les influences, on lit les noms d' Alice Cooper , Kinks ,  Aerosmith ,  Stooges , on suit OTH en tournée dans l'Hexagone, puis en Allemagne. Le séjour à Berlin qui a marqué chacun, les punks allemands, les squats. On croise les noms des Bérus , New Model Army , Midnight Oil . Il y est bien sûr question du fameux concert sauvage place Castellane, à Montpellier, où Motch fait face à un agent de police et ne s'arrête pas de jouer malgré son attitude menaçante ( il avait trop envie de me frapper, le mec ! Je me disais, si je ne lâche pas la guitare, il me touchera pas. C'était terrible ). Toute la vie d' OTH est condensée dans les cent premières pages, jusqu'au crash après la sortie ...
Articles récents

FLASHBACK : THE CLASH, UN ALBUM RATÉ ?

    Cette année, magazines et podcasts tentent de célébrer comme ils le peuvent les cinquante ans du punk. On a droit à toutes les absurdités et tous les clichés, les mêmes qu'il y a cinquante ans, c'est dire le peu d'efforts de recherche fourni depuis...  Au milieu de toutes les idioties que j'ai pu entendre ces dernières semaines, il y a cette archive audio de feu Jacno des Stinky Toys qui considérait que le premier album de Clash est raté. Ce n'est pas la première fois que j'entends ça et comme on fête les années punk, j'ai eu envie de revenir sur l'histoire de ce disque qui, à mon sens, fait partie des meilleurs de ce qui s'est fait en Angleterre à l'époque. En toute subjectivité. Le 27 janvier 1977, The Clash et leur manager Bernie Rhodes signent un contrat avec la branche anglaise de CBS pour 100.000 livres sterling. L'annonce contrarie beaucoup Mark Perry, le créateur du fanzine Sniffin' Glue , qui a organisé l'enregistrement...

MONSTER NEWS : DYNAMITE SHAKERS, DEAD BOYS, NEUROTIC SWINGERS, NIX AND THE NOTHINGS ET AUTRES INFOS

Dynamite Shakers: Marilyn   (Barclay LP 2026) J'avoue avoir douté lorsque j'ai appris que les vendéens avaient signé chez Barclay. J'ai imaginé le pire, je me suis dit que passés à la moulinette 'major industry' , ils en sortiraient calibrés pour la radio, pour correspondre au marché d'un rock fade made in France, tels de nouveaux BB Brunes .  J'ai eu tort, je me suis planté.  Marilyn est tout sauf un disque insipide marketé pour NRJ & co., le groupe y est habile et la production remarquable. On navigue entre garage rock comme sur l'album précédent ( Scellé au sol ), pop voire power-pop et psyché ( Oh, Darling rappelle la période de Pink Floyd avec Syd Barrett). Le groupe y est également habile parce qu'il laisse le 'chant libre' à Lila-Rose Attard qui assure une bonne partie des vocaux à quasi égalité avec Elouan Davy. Il y a du nerf dans Marilyn e t Lionel Limiñana a mis le paquet question son, les chansons ne manquent pas de relief,...

OTH, L'ÉLECTROCHOC... POUR NE PLUS JAMAIS REVENIR

Stéphan m'a contacté après avoir lu divers articles du blog, dont celui d' OTH , groupe qu'il apprécie particulièrement et qu'il a souhaité évoquer ici.  Merci à lui pour son texte et les photos.   Je découvre OTH en 1986. J’ai alors onze ans. C’est mon grand frère, de neuf ans mon aîné, qui s’offre le second album Sur Des Charbons Ardents . Je franchis le Rubicon. Je passe directement des chansons de Chantal Goya et de Dorothée au rock dur, sans concession, jouissif des OTHiens. Je découvrirai, plus tard, que Spi avait déjà retranscrit cette sensation dans Musique Atteinte ('J’étais enfant, tendre et vicieux, je salissais mes draps. J’étais complexe et complexé, j’étais sans cesse sous presse. Le choc se fit avec le Rock, j’étais perdu d’avance !').Tout d’abord, l’objet. Une pochette recto sobre et percutante. Noire avec une typographie rouge sang qui dégouline et une photo sépia brisée, qui serait censurée aujourd’hui, de cinq gars nus du début du siècle der...

FLASHBACK : SID SINGS - SID VICIOUS LIVE

Janvier 78, les Pistols splittent après une tournée US pour le moins chaotique. Sid Vicious prend l'avion pour Londres mais fait une overdose de médicaments et d'alcool en plein vol ce qui le contraint à rester quelques jours hospitalisé à New York. De retour en Angleterre, l'enfant terrible du punk retrouve ses deux compagnes, Nancy Spungen et l'héroïne dont il était privé depuis deux semaines par son manager et les gros bras de Warner Bros. Sid est de plus en plus accro et se désintoxiquer n'est franchement pas dans son programme. Pour le moment, il veut remonter un groupe et participe au tournage du film/fable The Great Rock N'Roll Swindle . Il tourne des scènes à Paris, au mois d'avril, et y enregistre la reprise de My Way au studio de la Grande Armée en compagnie de Steve Jones et de musiciens de session français. Les journées d'enregistrements sont, paraît-il, assez chaotiques. Quand Sid est là, il est souvent défoncé et parfois, il part en quêt...

FLASHBACK : NIGHT OF THE LIVING DEAD BOYS LP

Comme évoqué dans Monster Story , début 1979, les Dead Boys n'existent plus mais doivent contractuellement un troisième album à Sire Records. Le groupe (particulièrement Cheetah Chrome) est farouchement opposé à l'idée de retourner en studio et de toutes façons, il n'a quasiment rien écrit de nouveau depuis  We Have Cum For Your Children , sorti l'année précédente. Seymour Stein, le boss de Sire, exige pourtant un nouvel album studio mais face à l'obstination des Dead Boys  d'enregistrer un album live, il finit par céder. Les tensions entre le groupe et la maison de disques sont au sommet, Stein a assez souffert des réunions chaotiques avec le gang de Stiv Bators et veut vite passer à autre chose, il accepte donc qu'un album live soit enregistré en guise de troisième et dernier disque pour Sire.  En mars 1979, bien que les Dead Boys ne soient plus en très grande forme et que des tensions existent au sein du groupe, un concert a lieu au CBGB's. Il est e...

MONSTER NEWS : THE CRAMPS, WHERE'S JIMMY, FRIDAY MY LADY ET AUTRES INFOS

THE CRAMPS: Gravest Gravy (Vengeance Record LP/CD 2026) Le très attendu album inédit des  Cramps est sorti il y a quelques semaines et je suppose que les fans l'ont déjà fait tourner des dizaines de fois sur leur platine. Enregistré à Memphis en 1977, il contient les versions primitives de chansons qui ont été réenregistrées ensuite pour diverses éditions d’albums, singles, etc. et qui auraient dû voir le jour vers la fin des années 80 pour un projet qui a finalement été abandonné. Également présentes, des reprises de Paul Revere and the Raiders , Roy Orbison , et Jimmy Lloyd . Produits par Alex Chilton, ces titres ont été retrouvés par Poison Ivy, chez elle, et nous permettent de découvrir les Cramps à leurs débuts, dans une ambiance assez déjantée puisqu'on entend des échanges, parfois un peu tendus, entre les chansons et, semble-t-il, des objets qui tombent (certains affirment que Lux jetait des chaises dans le studio pour se mettre dans l'ambiance...).  Qu'on soit...

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