Dynamite Shakers: Marilyn (Barclay LP 2026) J'avoue avoir douté lorsque j'ai appris que les vendéens avaient signé chez Barclay. J'ai imaginé le pire, je me suis dit que passés à la moulinette 'major industry' , ils en sortiraient calibrés pour la radio, pour correspondre au marché d'un rock fade made in France, tels de nouveaux BB Brunes . J'ai eu tort, je me suis planté. Marilyn est tout sauf un disque insipide marketé pour NRJ & co., le groupe y est habile et la production remarquable. On navigue entre garage rock comme sur l'album précédent ( Scellé au sol ), pop voire power-pop et psyché ( Oh, Darling rappelle la période de Pink Floyd avec Syd Barrett). Le groupe y est également habile parce qu'il laisse le 'chant libre' à Lila-Rose Attard qui assure une bonne partie des vocaux à quasi égalité avec Elouan Davy. Il y a du nerf dans Marilyn e t Lionel Limiñana a mis le paquet question son, les chansons ne manquent pas de relief,...
Stéphan m'a contacté après avoir lu divers articles du blog, dont celui d' OTH , groupe qu'il apprécie particulièrement et qu'il a souhaité évoquer ici. Merci à lui pour son texte et les photos. Je découvre OTH en 1986. J’ai alors onze ans. C’est mon grand frère, de neuf ans mon aîné, qui s’offre le second album Sur Des Charbons Ardents . Je franchis le Rubicon. Je passe directement des chansons de Chantal Goya et de Dorothée au rock dur, sans concession, jouissif des OTHiens. Je découvrirai, plus tard, que Spi avait déjà retranscrit cette sensation dans Musique Atteinte ('J’étais enfant, tendre et vicieux, je salissais mes draps. J’étais complexe et complexé, j’étais sans cesse sous presse. Le choc se fit avec le Rock, j’étais perdu d’avance !').Tout d’abord, l’objet. Une pochette recto sobre et percutante. Noire avec une typographie rouge sang qui dégouline et une photo sépia brisée, qui serait censurée aujourd’hui, de cinq gars nus du début du siècle der...