Cette année, magazines et podcasts tentent de célébrer comme ils le peuvent les cinquante ans du punk. On a droit à toutes les absurdités et tous les clichés, les mêmes qu'il y a cinquante ans, c'est dire le peu d'efforts de recherche fourni depuis... Au milieu de toutes les idioties que j'ai pu entendre ces dernières semaines, il y a cette archive audio de feu Jacno des Stinky Toys qui considérait que le premier album de Clash est raté. Ce n'est pas la première fois que j'entends ça et comme on fête les années punk, j'ai eu envie de revenir sur l'histoire de ce disque qui, à mon sens, fait partie des meilleurs de ce qui s'est fait en Angleterre à l'époque. En toute subjectivité. Le 27 janvier 1977, The Clash et leur manager Bernie Rhodes signent un contrat avec la branche anglaise de CBS pour 100.000 livres sterling. L'annonce contrarie beaucoup Mark Perry, le créateur du fanzine Sniffin' Glue , qui a organisé l'enregistrement...
Dynamite Shakers: Marilyn (Barclay LP 2026) J'avoue avoir douté lorsque j'ai appris que les vendéens avaient signé chez Barclay. J'ai imaginé le pire, je me suis dit que passés à la moulinette 'major industry' , ils en sortiraient calibrés pour la radio, pour correspondre au marché d'un rock fade made in France, tels de nouveaux BB Brunes . J'ai eu tort, je me suis planté. Marilyn est tout sauf un disque insipide marketé pour NRJ & co., le groupe y est habile et la production remarquable. On navigue entre garage rock comme sur l'album précédent ( Scellé au sol ), pop voire power-pop et psyché ( Oh, Darling rappelle la période de Pink Floyd avec Syd Barrett). Le groupe y est également habile parce qu'il laisse le 'chant libre' à Lila-Rose Attard qui assure une bonne partie des vocaux à quasi égalité avec Elouan Davy. Il y a du nerf dans Marilyn e t Lionel Limiñana a mis le paquet question son, les chansons ne manquent pas de relief,...