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FLASHBACK : THE BELLRAYS LIVE !

 

Toi qui aime le Punk Rock et la Soul, tu devrais écouter les Bellrays. C'est ainsi qu'on me fait découvrir le groupe à l'aube des années 2000. L'album Let It Blast est sorti deux ou trois ans auparavant et la première écoute est une révélation. C'est carrément Tina Turner avec les Stooges ou le MC5. Incroyable, Lisa Kekaula est une tigresse incontrôlable, déchainée, et le groupe qui l'accompagne écrase tout. Il n'en faut pas plus pour me convaincre d'aller les voir à La Nef d'Angoulême le 7 février 2003.

Concert incroyable pour la sortie du nouvel album, The Red, White & Black, les titres des albums précédents laissent partiellement la place à de nouvelles compos, Sister Disaster, You're Sorry Now, Voodoo Train, c'est tellement dingue que j'en oublie le groupe de première partie dans les jours qui suivent, désolé pour lui. Conquis, je décide de retourner voir les Bellrays au Réservoir de Périgueux en novembre, salle qui va devenir le Sans Réserve, SMAC à l'acoustique excellente (comme à La Nef) et donc, lieu parfait pour accueillir le groupe. Le set est sensiblement le même que chez les voisins charentais et les Bellrays donnent tout. Robert Vennum, bassiste et mari de Madame, torture gentiment les cordes de sa Fender tandis que Tony Fate, guitariste bourré de talent, secoue le public et Lisa Kekaula rugie, hypnotise, fascine. Quelle personnalité, quelle présence ! Je suis scotché au point d'aller revoir le groupe à Bordeaux en juin 2006 pour la tournée de soutien à l'album Have A Little Faith qui reste mon préféré, pour ne pas dire le meilleur.

Là aussi, Tony Fate excelle, Lisa Kekaula kidnappe le public et les titres prennent une autre dimension. Déjà parfaits sur l'album, Tell The Lie, Time Is Gone, Pay the Cobra, Have A Little Faith In Me deviennent renversants, voire bouleversants, les Bellrays résument tout ce que j'aime, l'énergie du Punk, l'émotion du Rhythm N'Blues et la sauvagerie du Rock N'Roll. C'est presque de la sueur, de la soul et des larmes tellement c'est bon. Have A Little Faith est un grand disque et les Bellrays un grand groupe, c'est certain. 

Je les revois en 2008, d'abord en juillet, à la Garden Nef Party d'Angoulême, une journée de dingue avec les Hives et Iggy & The Stooges (autant dire qu'il m'a fallu du temps pour m'en remettre) puis au Sans Réserve de Périgueux en fin d'année. Tony Fate est parti et le style a changé, c'est plus brut, même si Lisa Kekaula maintient le côté Soul. En 2010 avec les Fleshtones, ce n'est plus pareil, j'aime encore beaucoup le groupe, mais ce n'est plus celui de Have A Little Faith

Hard, Sweet & Sticky et Black Lightning ne m'ont pas convaincu. Sans être mauvais, ces albums sont un cran en dessous du précédent (il faut dire que la barre avait été placée assez haut). Pour autant, sur scène, c'est toujours du feu, Lisa Kekaula, au risque de me répéter, capte l'attention du public qui ne décroche que lorsque le concert est terminé. Avant de partir, je m'arrête acheter le CD rosethorns de Bob & Lisa, album acoustique enregistré en partie live à Paris (La Maroquinerie) et en studio en Californie. Robert Vennum a la gentillesse de prendre quelques minutes pour discuter avec moi, quidam qu'il ne reverra sans doute jamais. Classe. 

Fernand Naudin


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