Accéder au contenu principal

FLASHBACK - NASHVILLE PUSSY LIVE 2002 - 2005


C'est en regardant le DVD Keep on Fuckin' Live In Paris que je me suis décidé à écrire ce Flashback. 
La première fois que j'ai vu Nashville Pussy en concert, c'était en 2002. A ce moment-là, je ne connaissais pas bien ce groupe, je devais avoir le premier album, guère plus, mais ce que j'avais écouté m'avait vraiment plu, au point de sauter sur l'occasion d'aller le voir sur scène dès que j'apprenais son passage au CAT de Bordeaux. 


En première partie, Gasolheads, groupe Punk '77 avec Olivier Gasoil (Hatepinks, Irritones, La Flingue, etc.). Un set de dingue qui allait me mettre en condition pour encaisser la foudre et les décibels de Nashville Pussy. Le gang marseillais était en très grande forme, son Punk-Rock digne des meilleures formations de l'époque allait me convaincre d'acheter le 10" Red Wine & White Russians et le single Action/No Reaction dans les semaines qui suivraient. 


Un show intense, des titres fulgurants, dont un avec l'intro de Pretty Vacant où j'avais imaginé qu'une cover des Pistols était en route. Les punks du sud étaient déchainés, Olivier Gasoil annonçant qu'il n'y a que de la merde à la radio avant d'enchainer, infatigable jusqu'à la fin du set.

A ce moment de la soirée, on avait déjà bien pris l'électricité avec les copains et Nashville Pussy allait enfoncer le clou, nous mettre rapidement K.O. Le gang de Ruyter Suys et Blaine Cartwright était là pour soutenir son nouvel opus, Say Something Nasty et il débutait le concert par ce titre. La bassiste était bien sûr la même qu'à Paris, Katielynn Campbell, et grâce à la reprise de Age Of Pamparius je découvrais Turbonegro, gang sur lequel j'allais faire une fixation jusqu'au départ de Hank Von Helvete. Le set était à peu près celui du concert au Trabendo filmé pour la sortie officielle du DVD. Autant que je me rappelle, Keep On Fuckin' en faisait partie et la bassiste le traduisait en français, comme lors du concert parisien. Un show bien rodé et un final apocalyptique où Ruyter Suys, très dénudée, arrachait les cordes de sa Gibson SG. Je ne me souviens pas si c'était après un rappel, mais ce qui est certain c'est que mes potes et moi avions pris suffisamment de Rock N'Roll dans les feuilles, nous étions rincés. 


Trois ans après, je revoyais Nashville Pussy au festival Garorock de Marmande qui avait déjà vu passer quelques noms célèbres depuis sa création en 1997. Cette année, la programmation était encore riche côté 'scène Rock' avec les Saints (malheureusement en sous régime), Hollywood Porn Stars, les belges Ghinzu, une des bonnes surprises de la soirée et nos teigneux américains. 


Nashville Pussy allaient me mettre une nouvelle claque. Le double effet Kiss Cool, en quelques sortes. La bassiste avait changé, Karen Cuda remplaçait Katielynn Campbell et le set était différent puisque le groupe sortait son nouvel album Get Some !. Si je ne me trompe pas, le gang de Ruyter Suys avait joué Come On Come On, 
le très drôle Hell Ain't What It Used To Be, Pussy Time, d'autres titres plus anciens comme Say Something Nasty et Age Of Pamparius, de Turbonegro mais ce qui me reste surtout en mémoire, c'est la prestation aussi intense qu'à Bordeaux, comme c'est probablement le cas à chaque concert. Ruyter finissait encore une fois dénudée après avoir mis le feu durant tout le show. Une guitariste qui a tout compris au Rock N'Roll, douée d'un jeu incisif sans jamais en faire trop. 

Aujourd'hui, Nashville Pussy tourne toujours, trente ans de carrière au compteur et encore efficace, à en juger par les vidéos disponibles sur internet. Le gang d'Atlanta jouait dernièrement en Hollande avec The Heck, ça a dû être une bonne soirée. Souvent étiqueté Hard-Rock, Nashville Pussy n'est rien d'autre qu'un groupe de Rock N'Roll, qu'on aime ou pas son image, son attitude, le visuel sur scène, sur les pochettes de disques, etc. 

Keep on fuckin' !


Fernand Naudin

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

INTERVIEW ÉLÉONORE ROCHAS : LE PUNK 77, LE POST-PUNK, LA POP. J'ADORE LA POP !

Toujours très active, Éléonore a quand même pris le temps de répondre à mes questions lors du Brunch N'Roll qui avait lieu à Périgueux le mois dernier et je la remercie. Here we go ! Tu as créé le fanzine Dead Groll il y a une grosse dizaine d'années, pourquoi y avoir mis fin ? Je n'ai pas arrêté Dead Groll à proprement dit, je continue le fanzine, c'est juste que ça s'est transformé et j'avais envie d'un autre nom parce que Dead Groll était très marqué 'scène rock garage'. J'avais en tête de faire quelque chose de plus large qui puisse parler à la fois de poésie, de photo, de cinéma et pas être cantonné uniquement à l'univers rock. Dead Groll , c'était mon adolescence, j'aime toujours autant le rock mais j'écoute de plus en plus de choses différentes et le petit côté 'sectaire' commençait à me déplaire un peu. Et puis, les articles de quatre pages, certains les lisent mais pour ceux qui n’ont pas les références et qui ne...

ROAD TRIP TO THE COSMIC TRIP - BOURGES 2026

  Vendredi 15 mai, pendant que la Croisette se remplit de badauds venus apercevoir quelques brochettes de stars, c’est un tout autre festival qui m’attend, loin de la Méditerranée. Direction le Loir-et-Cher pour retrouver Bol Bolito ainsi que Jenny et Martin Savage & The Jiggerz  avec qui je prends la route du Cosmic Trip Festival de Bourges. L'événement existe depuis une trentaine d’années et a vu passer du beau monde: Sonny Vincent , Jerry Spider Gang , King Khan , Neurotic Swingers , The Satelliters , The Cynics , Love Me Nots ou encore Lyres , pour ne citer qu’eux. Cette nouvelle édition est largement placée sous le signe du punk-rock, avec quelques formations plus rock’n’roll qui vont s’avérer redoutablement efficaces sur scène. Le site, installé sur une ancienne friche industrielle, est particulièrement agréable, des ateliers transformés en salles de concert, d’autres bâtiments reconvertis en zone de stockage pour le matériel des groupes et, dès l’entrée, des stand...

MONSTER STORY - THE SEX PISTOLS' SPUNK BOOTLEG

  Spunk : label original SEX PISTOLS : SPUNK  (Blank records, bootleg LP 1977) Les questions posées par les fans et collectionneurs sur les réseaux sociaux m'ont amené à retracer l'histoire du bootleg LP le plus célèbre des Sex Pistols :   Spunk. A l'été 1977, l'album officiel du groupe n'est pas encore sorti et des petits malins - qui possèdent les démos enregistrées par le producteur/sonorisateur Dave Goodman - ne se privent pas pour sortir un des premiers bootlegs du groupe. Spunk  voit le jour en août ou septembre, selon les sources, soit quelques semaines avant l'album  Never Mind The Bollocks . Ce disque est donc un bootleg et n'est absolument pas autorisé, ni par le groupe, ni par son management, même s'il se raconte que le manager Malcolm McLaren n'est pas étranger à l'histoire. D'autres affirment que c'est Dave Goodman, mal payé pour son travail de producteur, qui aurait décidé de se rembourser en vendant cet album.  Original ...

BLOGS ET PODCASTS