Les Sex Pistols ont traversé l'histoire du rock comme une météorite. Formés officiellement en août 1975 avec le line-up qu'on connait, ils se sont séparés deux ans et demi après, laissant derrière eux un album et une poignée de singles qui ont marqué leur époque. Mais s i Never Mind The Bollocks Here's The Sex Pistols est aujourd'hui une référence du punk des 70's, il est bon de rappeler qu'il ne s'est pas fait en un jour, voire en un week-end, comme certains autres disques du genre. Tout commence en octobre 1976, lorsque le manager Malcolm McLaren obtient un contrat avec EMI Records qui permet aux Pistols d'enregistrer la face A de leur premier single aux Wessex Sound Studios de Londres. Anarchy In The UK , écrite au printemps et rodée pendant l'été sur scène, annonce clairement la couleur. Les Pistols veulent du changement et rejettent l'autorité, l'État et l'Église. Rotten y chante la destruction d'un système patriarcal et ...
IGGY POP : Rare Trax (Cleopatra LP 2023)
Quoi? Encore un disque de l'iguane avec de pseudo inédits? Encore une embrouille pour remplir le tiroir-caisse? Non, non et noooon, cette compilation est tout sauf un double album cash-in comme disent les anglais. On y trouve, certes, des titres déjà disponibles ici et là, sur des bootlegs ou pseudo officiels qui trainent dans les rayons des fnacs depuis les 80's, mais ce que Cleopatra propose ici est d'un niveau au dessus. Des versions alternatives de The idiot, China Girl est à tomber, Dum Dum Boys aussi ! Les fantômes d'Hérouville se trouvent dans ces titres, ça ne fait aucun doute. Suivent des outtakes et remix de Party, dont une version de Bang Bang plus musclée que celle de l'album, des démos avec Steve 'Pistol' Jones, des titres live et des mixages différents dont Fire Engine avec Al Jourgensen de Ministry qui décape sérieusement. Bref, que du bon et rien que pour les démos avec Jonesy Pistol, ce disque mérite qu'on l'achète. Si Blah Blah Blah avait sonné comme la version de Cry For Love ici présente, j'en aurais sans doute usé 10 exemplaires mais au lieu de ça, cet album n'a vu ma platine qu'une fois ou deux, car je ne l'aime pas, je n'ai jamais pu en apprécier l'ensemble, trop de boites à rythme, de synthé, etc. A côté, ces démos sont vraiment scotchantes, et il n'y a pas que Blah Blah Blah qui est concerné car l'ébauche de Beside You est également géniale, Jones y met des bollocks tout en conservant les meilleures mélodies. La version finale disponible sur American Caesar est un des titres de l'album que je préfère, mais cette démo est vraiment Rock et me plait beaucoup. Et Purple Haze, méconnaissable par rapport à l'original d'Hendrix, mais tellement envoutante et qui déchire tout, sans oublier Family Affair, au début de la dernière face, qui fait également partie des démos avec Steve Jones.
J'ajoute que l'objet est soigné, les pochettes extérieure et intérieures sont magnifiques, les titres sont accompagnés d'un texte assez complet et de superbes photos d'Iggy sur scène en 1977.
Comme je l'ai écrit au début, ces titres sont déjà disponibles ici et là, avec un son parfois discutable, mais ce double LP propose justement des versions plus propres. Il ne fera peut-être pas le bonheur des fans hardcore de l'iguane, mais en tous cas, il fait le mien, c'est le principal.
Enjoy !
Fernand Naudin


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