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The Jam: Bruce Foxton, Rick Buckler, Paul Weller. Photo: E. Roberts |
Rick Buckler, batteur de Jam, est décédé le 17 février à l'âge de 69 ans. Pour lui rendre hommage, plutôt que d'écrire l'histoire du groupe déjà disponible à peu près partout, ou bien la sienne que je connais peu, je vais vous raconter comment j'ai découvert The Jam et pourquoi je les aime toujours autant, plus de quarante ans après.
Tout a commencé en juillet 1982, lors d'un séjour linguistique dans la charmante bourgade de Marlborough, petite ville située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Londres. Neil, mon correspondant, avait deux passions, l'armée de l'air et The Jam. Il avait aussi un cousin punk qui allait m'initier aux Damned et aux Ramones.
1982, nous ne le savions pas encore, mais Paul Weller allait annoncer la séparation du groupe en fin d'année.
Pour l'heure, n'étant pas trop branché par les avions de chasse et autres hélicoptères de combat, je m'intéressais aux Jam, dont je n'avais jamais entendu parler jusqu'alors. Je me souviens de certains disques écoutés ensemble, Neil, son cousin punk et moi. La première chanson de Jam passée sur la platine fut Going Underground. J'accrochais de suite, je trouvais la voix de Weller particulière, rien à voir avec ce que je connaissais et le son du groupe était également spécial, pas de grosses guitares saturées, bref, je découvrais le revival Mod/British R&B qui allait m'ouvrir les portes des Who, Small Faces et autres Kinks.
Après Going Underground, le cousin punk me faisait écouter l'album In The City. Je craquais complètement sur ce fantastique premier LP. Le son, le style, la pochette, c'était particulier pour moi. Cette pochette me faisait penser aux années 60, un groupe en noir et blanc, un univers totalement différente du premier Damned et du premier Ramones que nous écoutions aussi. J'avais découvert le Rock quelques années auparavant et ma culture était très limitée: Police, Kiss, AC/DC, Trust, Motörhead, Sex Pistols. C'est à peu près tout et à 14 ans, tu t'en contentes, enfin moi, ça m'allait bien comme ça jusqu'à ce séjour outre Manche qui me faisait devenir totalement accro.
Durant les 15 jours passés à Marlborough, je n'arrêtais pas d'écouter de la musique, Pistols, Ramones, Damned et bien sûr, The Jam. J'aimais vraiment ces groupes et je les aime toujours autant aujourd'hui. Pour The Jam, mon tiercé gagnant est In the City, This Is The Modern World et All Mod Cons, des albums puissants, variés, passant d'un Rock quasi Punk à du R&B modernisé et survitaminé. Alternance de genres qui montre à quel point le groupe était bon.
Aujourd'hui, The Jam c'est comme lorsque j'avais quatorze ans, j'écoute les albums avec le même plaisir, parce que ce groupe n'a pas vieilli, parce qu'il avait une vraie identité, des compos incroyables, un son, une voix et un putain de bon batteur.
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