KEITH STRENG: The King Of Queens (Foo Manchu 2025).
The King of Queens est le premier album solo de Keith Streng, guitariste légendaire des Fleshtones qui vient de fêter ses 70 ans ! C'est un disque brut et touchant à la fois car profondément personnel. On y trouve un peu de l'adn des Fleshtones, ce son rock garage par moments, mais Keith Streng se permet aussi des libertés, il se risque à des passages psychéliques, à des balades aussi, et chaque fois il parvient à créer l'émotion. A travers le premier titre, Rock and Roll Is At It Again, il se présente tel qu'il est à ceux qui ne le connaîtraient pas encore et rappelle aux autres que le rock reste ancré en lui, comme son carburant en quelques sortes. Là où il joue fin, c'est que la suite est assez inattendue, comme par exemple ce magnifique More Than Beautiful ou encore Until Tomorrow qui clôture ce disque sincère dans lequel il rappelle ses racines new-yorkaises lorsqu'il reprend I'm A Boy, I'm A Girl de Johnny Thunders à qui on pense pour la ressemblance de cet album avec So Alone, en plus du Brick By Brick d'Iggy Pop, des albums variés et précieux.Tout cela, Keith Streng l'a réalisé en s'entourant d'invités de marque, Peter Buck, Tony Truant, Dynamite Shakers, Michael Giblin, Scott McCaughey et beaucoup d'autres. Bravo à lui pour ce premier disque solo et bravo également à Kurt Bloch pour son excellent travail de masterisation car les titres ont été enregistrés dans divers studios par diverses personnes et le résultat est parfait. The King Of Queens est exceptionnel et deviendra culte avec le temps, c'est certain.
The Split Squad revient avec un disque énergique entre garage rock, r&b anglais et power-pop, synergie parfaite du travail des vétérans Keith Streng, Michael Giblin et Clem Burke dont ce sont ici les derniers enregistrements avant sa disparition en avril dernier. Les riffs sont percutants, les mélodies accrocheuses, les Small Faces ne sont parfois pas très loin, Paul Collins' Beat non plus et ce disque est une véritable machine à tubes. De Spanish Hospital Food qui ouvre l'album à Re-Mem-Ber et Over The Sea, en passant par le très power-pop Teenarama, c'est un parcours sans faute. La production est également parfaite, l'ensemble sonne live et renforce l'authenticité des chansons. Less Of Everything... est un disque honnête et franchement réjouissant, inspiré et efficace.
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| Photo Francis Puydebois |
Je profite de cette chronique pour saluer le travail de Francis Puydebois, boss du label Foo Manchu, qui a visé juste en sortant ces deux pépites. Il en a d'autres à son catalogue, Keith Streng, encore, Peter Zaremba et Tony Truant, des disques qui méritent vraiment qu'on s'y attarde.
Fernand Naudin



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