THE LONELY DOGS : Last Gang In Town
(Lonely Dogs Absolut Concept LP 2025)
The Lonely Dogs sont une valeur sûre, un groupe qui préfère la qualité plutôt que la quantité, pour preuve ce Last Gang In Town, cinquième LP à sortir depuis une grosse dizaine d'années.
Dès la première écoute, il nous plonge dans l'univers de Glen Matlock & The Philistines, The Clash de London Calling, Buzzcocks, The Jam aussi, parfois, et tout ce qui fonctionne avec de belles mélodies et des guitares musclées. Avec cet album autoproduit, The Lonely Dogs ne cherchent pas à réinventer la roue mais plutôt à la faire tourner encore et encore, le plus efficacement possible, comme lorsqu'ils rendent un hommage sincère et appuyé aux faux frères du Queens avec le superbe I Remember The Ramones.
Last Gang In Town est un disque solide, cohérent et profondément honnête. C’est l’album d’un groupe qui sait exactement qui il est et où il va, capable de naviguer intelligemment entre Rock et Power-Pop.
THE DOGS : Live & Loud In Lansing
(Rum Bar Records LP 2025)
Il y a un peu plus de deux ans, j'écrivais ma première chronique sur ce blog, celle de l'album Hypersensitive des Dogs de Detroit. J'avais eu le coup de cœur et il m'arrive la même chose aujourd'hui avec ce Live & Loud In Lansing d'excellente facture. Les guitares y sont incisives, le rythme est soutenu, on croirait les Stooges et le MC5 ressuscités, deux gangs légendaires auxquels les Dogs rendent ici hommage avec le titre Motor City Fever. Cet album est le témoignage brut que ces vétérans du proto-punk made in Michigan sont encore hyper efficaces. Et s'il y a bien un groupe qui incarne la persévérance dans le rock'n'roll, c'est The Dogs, formé à Lansing en 1968 !
Ce disque incendiaire est en quelques sortes un retour triomphal sur leurs terres d'origine, plus de 50 ans après leurs débuts, dans un Grewal Hall plein à craquer où la température semble ne jamais descendre. Et pour enfoncer le clou, l'album se termine sur deux nouveautés enregistrées en studio l'année dernière, preuve que ces chiens là ne lâchent rien !
Fernand Naudin


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