Accéder au contenu principal

THE LAZY COWGIRLS: TAPPING THE SOURCE (RADIATION/HEY SUBURBIA LP 2024)



The Lazy Cowgirls: Tapping The Source
(Radiation/Hey Suburbia - Repress 2024 LP)

Sorti en 1987 sur Bomp! Records, Tapping The Source est le deuxième album des Lazy Cowgirls, groupe punk rock 80's, originaire de Vincennes (Indiana) qui a très vite immigré à Los Angeles.

Dès le premier titre, Can’t You Do Anything Right?, l’album impose une hargne punk qui ne s'arrête qu'à la fin de la face B. La batterie métronomique, les guitares abrasives et le chant rugueux, mélodique mais hargneux, de Pat Todd semblent jaillir des bas-fonds d'un club où le groupe aurait ses habitudes. Car le punk des 
Lazy Cowgirls est un mode de vie qui coule dans les veines de ces quatre lascars, des titres comme Bullshit Summer Song ou Goddamn Bottle respirent la fête, les concerts sauvages et les lendemains de cuite. 

Et le disque porte clairement l’héritage des Ramones et des New York Dolls mêlés aux racines du rock n'roll 50's et du punk US west coast typique des early 80's. Bientôt quarante ans qu'il est sorti et Tapping The Source reste un disque fort, considéré par certains comme l’un des plus représentatifs de la capacité des Lazy Cowgirls à capturer l’essence du punk rock sans s’enfermer dans des carcans stylistiques, au contraire, il en sort un rock n'roll libre et puissant, comme si Dr Feelgood et les Dead Boys avaient fusionné. Pour beaucoup de fans, il reste un manifeste punk sans concession, aussi sauvage qu’enthousiasmant.


Fernand Naudin

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

MONSTER STORY - SO ALONE ? JOHNNY THUNDERS EN FRANCE, PAS SI SEUL.

Après le split des Hearbreakers , Johnny Thunders envisage de former un nouveau groupe avec Walter Lure et Billy Rath mais sans Jerry Nolan. Finalement, il part en solo mais maintient sa collaboration avec ses anciens compagnons Lure et Rath pour l'enregistrement de son album So Alone . Les sessions ont lieu aux  Basing Streets Studios de Londres, de janvier à juin 1978 et contrairement au titre de l'album, Johnny Thunders est bien entouré. Ils sont plus de quinze invités à  participer, musiciens, choristes, chanteurs et chanteuses, de Chrissie Hynde des  Pretenders , à Peter Perrett des  Only Ones , en passant par les  Hot Rods , deux ex  Pistols et Phil Lynott de  Thin Lizzy  sans oublier son fidèle lieutenant Henri Paul Tortosa avec qui il fondera Cosa Nostra quelques années plus tard. C'est un peu la crème de la crème de la scène Rock du moment qui épaule Johnny pour ce premier LP studio. Et le résultat est parfait, entre reprises des Shangr...

MONSTER INTERVIEW - PHILIPPE GILARD, PRAIRIE DOGS MUSIC

Courant septembre, je rendais visite à Philippe Gilard pour parler du nouveau label Prairie Dogs Music et de beaucoup d'autres choses passionnantes.  Entretien avec un passionné. D’où est venue l'idée de monter un label ? L’idée a germé après le décès de Bruce Joyner ... Nous avions sorti les deux ultimes albums studio de Bruce Joyner chez Closer et je rêvais d’un album acoustique, unplugged… quelque chose d’encore inédit dans la discographie du 'Rossignol d’Atlanta'.   Sur son dernier album, il avait déjà joué deux morceaux en acoustique, avec une guitare douze cordes. C’était formidable. Juste lui et Tom Byars . Je m’étais dit : Pourquoi ne pas faire un album entièrement acoustique ? D’autant qu’à la fin, sa voix avait changé, moins puissante, mais plus subtile, plus émouvante. Avec Tom Byars , nous avions commencé à travailler sur cette idée. Bruce était enthousiaste, avait écrit quelques nouveaux textes (magnifiques!), nous avions un projet, et malheureusemen...

INTERVIEW ÉLÉONORE ROCHAS : LE PUNK 77, LE POST-PUNK, LA POP. J'ADORE LA POP !

Toujours très active, Éléonore a quand même pris le temps de répondre à mes questions lors du Brunch N'Roll qui avait lieu à Périgueux le mois dernier et je la remercie. Here we go ! Tu as créé le fanzine Dead Groll il y a une grosse dizaine d'années, pourquoi y avoir mis fin ? Je n'ai pas arrêté Dead Groll à proprement dit, je continue le fanzine, c'est juste que ça s'est transformé et j'avais envie d'un autre nom parce que Dead Groll était très marqué 'scène rock garage'. J'avais en tête de faire quelque chose de plus large qui puisse parler à la fois de poésie, de photo, de cinéma et pas être cantonné uniquement à l'univers rock. Dead Groll , c'était mon adolescence, j'aime toujours autant le rock mais j'écoute de plus en plus de choses différentes et le petit côté 'sectaire' commençait à me déplaire un peu. Et puis, les articles de quatre pages, certains les lisent mais pour ceux qui n’ont pas les références et qui ne...

BLOGS ET PODCASTS