Accéder au contenu principal

MONSTER CHRONICLES : MONSTER PARADE VOL.1 - 3


Ne pas aborder les trois volumes de Monster Parade quand on s'appelle Monster On Your Back serait une grossière erreur, un vulgaire manque de goût. D'autant que les trois splits EP qui composent cette série sortent sur le label portugais Chaputa! Records, dont il a déjà été question ici et dont je vous rappelle la très bonne qualité des disques, pochettes soignées, sélection des groupes aux petits oignons, et tout ce qu'il faut pour satisfaire nos oreilles et notre passion pour la musique et le support vinyle.


Au programme de cette Monster Parade volume 1, les Jukeez de Montréal et le trio féminin de Minneapolis The Toxenes. D'entrée, ça chauffe et ça remue question Garage Rock. Le principe de la série est de proposer deux titres par groupe et c'est très bien vu car cela permet de se faire une idée plus précise de l'identité de chacun. 
Ensuite, sur le second volume, les mexicains Los Sustos qui chantent en espagnol et Plastic Friendly qui proposent un premier titre en anglais et un second en espagnol car ils sont.... espagnols ! C'est aussi simple que cela. Le titre, Surfistas Nazis évoque sans doute des surfeurs nazis ou des nazis surfeurs, je ne sais pas, en tous cas, le titre est chouette et ce volume 2 est aussi bien que le premier.


Sur le troisième split se trouvent deux groupes suédois, The Satans et Drunken Spiders dont il semble que ce soit le seul disque. Le résultat est aussi bon que sur les deux autres volumes, rien à jeter là non plus. Pour ceux qui l'ignorent, The Satans sont également présent sur une très bonne compilation, They come from the north, consacrée aux groupes scandinaves tels que les Maharajas, Maggots, Flaming Sideburns, et beaucoup d'autres.


En conclusion, la série Monster Parade est très intéressante, j'avoue un faible pour les Jukeez et The Satans, mais ça reste très personnel, les autres groupes n'ont rien à envier à ces deux-là. L'ensemble est bien entendu du très bon Garage Rock ou Garage Punk selon la perspective avec laquelle vous abordez les titres et comment vos oreilles les entendent. C'est, en tous cas, un vrai régal. En plus, les pochettes ont été réalisées par Rui Ricardo et elles forment une très jolie fresque. Le bonheur et une raison de plus pour soutenir à la fois ces groupes, cet artiste et le label Chaputa! 



Enjoy !

Fernand Naudin

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

MONSTER STORY - SO ALONE ? JOHNNY THUNDERS EN FRANCE, PAS SI SEUL.

Après le split des Hearbreakers , Johnny Thunders envisage de former un nouveau groupe avec Walter Lure et Billy Rath mais sans Jerry Nolan. Finalement, il part en solo mais maintient sa collaboration avec ses anciens compagnons Lure et Rath pour l'enregistrement de son album So Alone . Les sessions ont lieu aux  Basing Streets Studios de Londres, de janvier à juin 1978 et contrairement au titre de l'album, Johnny Thunders est bien entouré. Ils sont plus de quinze invités à  participer, musiciens, choristes, chanteurs et chanteuses, de Chrissie Hynde des  Pretenders , à Peter Perrett des  Only Ones , en passant par les  Hot Rods , deux ex  Pistols et Phil Lynott de  Thin Lizzy  sans oublier son fidèle lieutenant Henri Paul Tortosa avec qui il fondera Cosa Nostra quelques années plus tard. C'est un peu la crème de la crème de la scène Rock du moment qui épaule Johnny pour ce premier LP studio. Et le résultat est parfait, entre reprises des Shangr...

MONSTER INTERVIEW - PHILIPPE GILARD, PRAIRIE DOGS MUSIC

Courant septembre, je rendais visite à Philippe Gilard pour parler du nouveau label Prairie Dogs Music et de beaucoup d'autres choses passionnantes.  Entretien avec un passionné. D’où est venue l'idée de monter un label ? L’idée a germé après le décès de Bruce Joyner ... Nous avions sorti les deux ultimes albums studio de Bruce Joyner chez Closer et je rêvais d’un album acoustique, unplugged… quelque chose d’encore inédit dans la discographie du 'Rossignol d’Atlanta'.   Sur son dernier album, il avait déjà joué deux morceaux en acoustique, avec une guitare douze cordes. C’était formidable. Juste lui et Tom Byars . Je m’étais dit : Pourquoi ne pas faire un album entièrement acoustique ? D’autant qu’à la fin, sa voix avait changé, moins puissante, mais plus subtile, plus émouvante. Avec Tom Byars , nous avions commencé à travailler sur cette idée. Bruce était enthousiaste, avait écrit quelques nouveaux textes (magnifiques!), nous avions un projet, et malheureusemen...

INTERVIEW ÉLÉONORE ROCHAS : LE PUNK 77, LE POST-PUNK, LA POP. J'ADORE LA POP !

Toujours très active, Éléonore a quand même pris le temps de répondre à mes questions lors du Brunch N'Roll qui avait lieu à Périgueux le mois dernier et je la remercie. Here we go ! Tu as créé le fanzine Dead Groll il y a une grosse dizaine d'années, pourquoi y avoir mis fin ? Je n'ai pas arrêté Dead Groll à proprement dit, je continue le fanzine, c'est juste que ça s'est transformé et j'avais envie d'un autre nom parce que Dead Groll était très marqué 'scène rock garage'. J'avais en tête de faire quelque chose de plus large qui puisse parler à la fois de poésie, de photo, de cinéma et pas être cantonné uniquement à l'univers rock. Dead Groll , c'était mon adolescence, j'aime toujours autant le rock mais j'écoute de plus en plus de choses différentes et le petit côté 'sectaire' commençait à me déplaire un peu. Et puis, les articles de quatre pages, certains les lisent mais pour ceux qui n’ont pas les références et qui ne...

BLOGS ET PODCASTS