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FLASHBACK : GARDEN NEF PARTY, ANGOULEME 2008


 

Lorsque j'arrive, The Do sont sur la grande scène. Je ne les connais pas, même pas de nom. Je trouve ça plutôt bien mais je suis parasité par mon impatience de voir enfin Iggy & the Stooges. Enfin ! Jamais je n'ai pu les voir en concert, ni même Iggy en solo. Pourtant, les occasions n'ont pas manqué, mais à chaque fois ce fut non.

Bref, The Do étaient sur la grande scène.

Changement de décor, changement de style, The Bellrays jouent sur la petite scène et qu'importe, ils sont toujours aussi forts. Lisa Kekaula et son gang embarquent tout le monde dans leur show Punk Rock & Soul, c'est toujours aussi efficace, malgré le départ du guitariste Tony Fate. Cette année sort l'album Hard Sweet & Sticky, pas leur meilleur, mais le set est également composé de titres de Have A Little Faith (monument) ainsi que des albums précédents, Let It Blast et Grand Fury. Comme à chaque concert des Bellrays, je prends une claque.

Le temps d'échanger avec un ancien disquaire bordelais à propos de la sortie imminente d'un album live de Strychnine, je rate une partie de la fête. Rien de grave, la soirée s'annonce chaude, très chaude, et c'est tout ce qui compte.

Direction la grande scène pour assister à l'arrivée de The Hives en grande forme. Hey Little World, extrait du nouveau The Black And White Album, ouvre le set tandis que Pelle Almqvist se déchaîne. A plusieurs reprises, on le verra escalader la structure métallique de la scène et rien ne l'arrêtera, surtout pas le public qui reprend les titres en chœur, ceux du dernier album comme Try It Again, Tick Tick Boom et ceux des précédents. Le set est fantastique, le jeu de scène aussi, The Hives nous gâtent, vraiment. On a certes droit aux singles Main Offender, Hate To Say I Told You So, Die Alright et Walk Idiot Walk, mais ce soir, tous les titres sonnent comme des hits. C'est la première fois que je vois The Hives en concert et c'est vraiment un très grand moment que je suis en train de vivre. Quelle claque ! Ils me font presque oublier que je suis venu, avant tout, pour voir Iggy & The Stooges !

Après eux, l'iguane et son gang vont devoir être très bons mais je n'ai pas de doute là-dessus, car à plus de 60 ans, Iggy est encore une bête de scène, et les frères Asheton ainsi que Mike Watt remplissent parfaitement leur part du contrat.

Le temps pour le staff technique de tout mettre en place, et nos furieux Stooges prennent le site en otage pour une heure et demi de rock vraiment sauvage. Dès les premiers accords de Loose, c'est une marée humaine qui vient s'écraser sur les barrières de sécurité. J'ai cru bon m'y coller pour profiter pleinement du spectacle mais ma cage thoracique va me le faire regretter durant quelques jours. Loose, donc, puis le génial Down On The Street suivi de 1969, I Wanna Be Your Dog, TV Eye, le meilleur des Stooges, celui qui a accouché du Rock High Energy, du Punk, et d'autres styles encore. Mike Watt remplace le défunt Dave Alexander et son jeu de basse se fond parfaitement dans le jeu des frères Asheton. Pendant No Fun, l'iguane invite le public à monter sur scène, comme souvent, pour une brève partie privée. Incroyablement à l'aise au milieu de ses fans, il fait durer le plaisir puis le groupe enchaîne, 1970 et Fun House sont de grands moments, comme à vingt ans, l'iguane se roule par terre, hurle et maltraite son micro. Ron Asheton n'a rien perdu de ses jeunes années, au contraire, le feeling et la puissance de feu de son jeu de guitare sont au sommet, il est parfaitement à l'aise pour jouer les titres de Raw Power assurés autrefois par James Williamson. Son frère n'est pas en reste, Scott 'Rock Action' est d'une précision chirurgicale. Quel show ! Search & Destroy, I Got A Right et Little Electric Chair, titre de Skull Ring auquel ont participé les Asheton brothers, terminent bientôt ce concert exceptionnel. I Wanna be Your Dog est rejoué avant que les Stooges quittent la scène. Ils ont tout donné et nous ont mis k.o. Je n'avais jamais vu Iggy sur scène, avec ou sans les Stooges, c'est désormais chose faite et c'est inoubliable.

Fernand Naudin

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