Accéder au contenu principal

DMZ - LOST STUDIO SESSIONS 1978 (CRYPT LP 2026)

 


Comme bien souvent dans l'histoire du rock, ces bandes studio de DMZ semblaient perdues à jamais. Et puis, miracle, l'excellent label Crypt records a mis la main dessus et sort cet album dans le même esprit que celui des démos The Kids/The Real Kids, à savoir un bel objet, avec une pochette soignée que l'on découvre peu à peu, accompagnée d'un livret photos, d'images d'archives (flyers, posters, etc.) et d'interviews. On y lit les noms des Ramones, Dead BoysStoogesFlamin' Groovies, on sait dans quel univers on se trouve et on découvre l'album, cet enregistrement inédit, un master studio de 1978 qui, pardonnez moi, pourrait être le véritable album de DMZ tellement il est puissant de sauvagerie, tellement il est brut, tellement il navigue entre Stooges, Stones et Ramones
L'histoire est assez simple, au début. Un studio d'enregistrement new-yorkais est loué par Seymour Stein, le boss de Sire, afin que DMZ présente des titres à Flo & Eddie, les producteurs de l'album définitif. Le 5 février 1978, le groupe arrive à New York et se rend directement au studio où il joue un set complet qui est enregistré. D'après JJ Rassler, par la suite quelqu'un donne le master à Ronnie Zilons, un des roadies, en lui demandant de le garder. Trente cinq ans plus tard, Ronnie met la main sur ce master, JJ le récupère pour le faire nettoyer, égaliser, masteriser et finir sur cette jolie galette de vinyle.

La performance de DMZ ici est au-delà de ce qu'on peut imaginer, c'est un groupe en surchauffe, déterminé à montrer aux producteurs ce dont il est capable et ce qu'il veut obtenir d'eux pour l'album à venir. JJ Rassler affirme que DMZ était meilleur sur scène qu'en studio et cette bande live lui donne raison, je la trouve plus percutante que l'album définitif enregistré pendant les deux journées suivantes. 
Je n'ai pas de lien Bandcamp à vous proposer, donc la meilleure façon de faire est d'aller chez votre disquaire local pour l'écouter, prendre une grosse claque et repartir avec. 

Fernand Naudin

Commentaires

Super article, merci pour l'info car j'ignorais que ce disque existait. Et merci pour l'histoire de DMZ que je ne connaissais pas bien (quelle galère cet enregistrement d'album !). Ciao !
Monster a dit…
Hello et merci pour ton commentaire. Je te conseille vivement l'achat de ce nouvel album (il vient de sortir) où DMZ jouent comme des possédés. A+ et encore merci. 😉

Posts les plus consultés de ce blog

MONSTER STORY - SO ALONE ? JOHNNY THUNDERS EN FRANCE, PAS SI SEUL.

Après le split des Hearbreakers , Johnny Thunders envisage de former un nouveau groupe avec Walter Lure et Billy Rath mais sans Jerry Nolan. Finalement, il part en solo mais maintient sa collaboration avec ses anciens compagnons Lure et Rath pour l'enregistrement de son album So Alone . Les sessions ont lieu aux  Basing Streets Studios de Londres, de janvier à juin 1978 et contrairement au titre de l'album, Johnny Thunders est bien entouré. Ils sont plus de quinze invités à  participer, musiciens, choristes, chanteurs et chanteuses, de Chrissie Hynde des  Pretenders , à Peter Perrett des  Only Ones , en passant par les  Hot Rods , deux ex  Pistols et Phil Lynott de  Thin Lizzy  sans oublier son fidèle lieutenant Henri Paul Tortosa avec qui il fondera Cosa Nostra quelques années plus tard. C'est un peu la crème de la crème de la scène Rock du moment qui épaule Johnny pour ce premier LP studio. Et le résultat est parfait, entre reprises des Shangr...

MONSTER STORY - THE SEX PISTOLS' SPUNK BOOTLEG

  Spunk : label original SEX PISTOLS : SPUNK  (Blank records, bootleg LP 1977) Les questions posées par les fans et collectionneurs sur les réseaux sociaux m'ont amené à retracer l'histoire du bootleg LP le plus célèbre des Sex Pistols :   Spunk. A l'été 1977, l'album officiel du groupe n'est pas encore sorti et des petits malins - qui possèdent les démos enregistrées par le producteur/sonorisateur Dave Goodman - ne se privent pas pour sortir un des premiers bootlegs du groupe. Spunk  voit le jour en août ou septembre, selon les sources, soit quelques semaines avant l'album  Never Mind The Bollocks . Ce disque est donc un bootleg et n'est absolument pas autorisé, ni par le groupe, ni par son management, même s'il se raconte que le manager Malcolm McLaren n'est pas étranger à l'histoire. D'autres affirment que c'est Dave Goodman, mal payé pour son travail de producteur, qui aurait décidé de se rembourser en vendant cet album.  Original ...

MONSTER INTERVIEW - PHILIPPE GILARD, PRAIRIE DOGS MUSIC

Courant septembre, je rendais visite à Philippe Gilard pour parler du nouveau label Prairie Dogs Music et de beaucoup d'autres choses passionnantes.  Entretien avec un passionné. D’où est venue l'idée de monter un label ? L’idée a germé après le décès de Bruce Joyner ... Nous avions sorti les deux ultimes albums studio de Bruce Joyner chez Closer et je rêvais d’un album acoustique, unplugged… quelque chose d’encore inédit dans la discographie du 'Rossignol d’Atlanta'.   Sur son dernier album, il avait déjà joué deux morceaux en acoustique, avec une guitare douze cordes. C’était formidable. Juste lui et Tom Byars . Je m’étais dit : Pourquoi ne pas faire un album entièrement acoustique ? D’autant qu’à la fin, sa voix avait changé, moins puissante, mais plus subtile, plus émouvante. Avec Tom Byars , nous avions commencé à travailler sur cette idée. Bruce était enthousiaste, avait écrit quelques nouveaux textes (magnifiques!), nous avions un projet, et malheureusemen...

BLOGS ET PODCASTS