Accéder au contenu principal

FLASHBACK - THE SAINTS : THIS PERFECT DAY, LIVE 1977

 

THE SAINTS : This Perfect Day:
(Loch Cardhu LP 2005)

Je déteste les disques pirates, un vol manifeste du travail des groupes, mais je n'ai pas pu résister à la tentation d'acheter cet album peu après sa sortie, possédant déjà une bonne partie du coffret CD All Times Through Paradise dont il est issu. Et quand on sait qu'il aura fallu attendre quarante sept ans pour que ce concert soit enfin disponible officiellement en vinyle (coffret I'm Stranded), je n'ai pas trop de remords. 

This Perfect Day contient le concert du 26 novembre 1977 dans le célèbre pub londonien Hope & Anchor. Les Saints ont quitté l'Australie quelques mois plus tôt pour s'installer dans la capitale anglaise et font régulièrement le tour des clubs, comme la Roundhouse où ils jouent en première partie des Ramones au mois de juin, le Marquee, Dingwalls, ou The Greyhound, à Croydon, dans la banlieue. Ce 26 novembre, c'est un groupe en très grande forme qui participe au Front Row Festival programmé du 24 novembre au 14 décembre au rythme d'un concert par soir.

Le set débute avec Do The Robot, titre enregistré quelques mois plus tôt au Wessex Studios avec l'excellent ingénieur du son Bill Price pour les besoins du second album, Eternally Yours (qui devait initialement s'appeler International Robots). Le début de concert est fulgurant, on imagine les spectateurs se déchainer, commencer à transpirer... et ils n'ont pas fini. 
Lost and Found passe la vitesse supérieure, suivi des titres du premier album, (I'm) Stranded, de ceux qui figureront plus tard sur le second et des singles déjà sortis. River Deep Mountain High est différent de la version studio, les Saints jouent la montre avec une partie où la basse et la guitare se livrent une bataille farouche, interprétation parfaite d'un titre qui fait partie de la setlist du groupe depuis ses débuts. This Perfect Day, Run Down, Untitled sont joués sans hésitation même s'ils sont encore en rodage sur scène, après les sessions au Wessex Studio de septembre. Ils tiennent la route, tout comme Orstralia qui vient peu après. Progressivement, le set monte en intensité et la fin est apocalyptique, Nights In Venice(I'm) Stranded, Demolition Girl (disponible sur la compilation Hope & Anchor Front Row Festival) et One Way Street rappellent pourquoi les Saints sont associés à la scène Punk, malgré les cheveux longs et l'absence de look, regrettable selon moi car les fringues et le Rock N'Roll ont toujours fait bon ménage. Leur façon à eux d'être punks, sans doute. 

This Perfect Day est un album parfait qui représente bien les Saints de 1977. Il devrait être vendu hors box-set comme LE live officiel du groupe. Cela éviterait aux fans d'acheter du pirate...

Fernand Naudin

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

MONSTER STORY - SO ALONE ? JOHNNY THUNDERS EN FRANCE, PAS SI SEUL.

Après le split des Hearbreakers , Johnny Thunders envisage de former un nouveau groupe avec Walter Lure et Billy Rath mais sans Jerry Nolan. Finalement, il part en solo mais maintient sa collaboration avec ses anciens compagnons Lure et Rath pour l'enregistrement de son album So Alone . Les sessions ont lieu aux  Basing Streets Studios de Londres, de janvier à juin 1978 et contrairement au titre de l'album, Johnny Thunders est bien entouré. Ils sont plus de quinze invités à  participer, musiciens, choristes, chanteurs et chanteuses, de Chrissie Hynde des  Pretenders , à Peter Perrett des  Only Ones , en passant par les  Hot Rods , deux ex  Pistols et Phil Lynott de  Thin Lizzy  sans oublier son fidèle lieutenant Henri Paul Tortosa avec qui il fondera Cosa Nostra quelques années plus tard. C'est un peu la crème de la crème de la scène Rock du moment qui épaule Johnny pour ce premier LP studio. Et le résultat est parfait, entre reprises des Shangr...

MONSTER INTERVIEW - PHILIPPE GILARD, PRAIRIE DOGS MUSIC

Courant septembre, je rendais visite à Philippe Gilard pour parler du nouveau label Prairie Dogs Music et de beaucoup d'autres choses passionnantes.  Entretien avec un passionné. D’où est venue l'idée de monter un label ? L’idée a germé après le décès de Bruce Joyner ... Nous avions sorti les deux ultimes albums studio de Bruce Joyner chez Closer et je rêvais d’un album acoustique, unplugged… quelque chose d’encore inédit dans la discographie du 'Rossignol d’Atlanta'.   Sur son dernier album, il avait déjà joué deux morceaux en acoustique, avec une guitare douze cordes. C’était formidable. Juste lui et Tom Byars . Je m’étais dit : Pourquoi ne pas faire un album entièrement acoustique ? D’autant qu’à la fin, sa voix avait changé, moins puissante, mais plus subtile, plus émouvante. Avec Tom Byars , nous avions commencé à travailler sur cette idée. Bruce était enthousiaste, avait écrit quelques nouveaux textes (magnifiques!), nous avions un projet, et malheureusemen...

INTERVIEW ÉLÉONORE ROCHAS : LE PUNK 77, LE POST-PUNK, LA POP. J'ADORE LA POP !

Toujours très active, Éléonore a quand même pris le temps de répondre à mes questions lors du Brunch N'Roll qui avait lieu à Périgueux le mois dernier et je la remercie. Here we go ! Tu as créé le fanzine Dead Groll il y a une grosse dizaine d'années, pourquoi y avoir mis fin ? Je n'ai pas arrêté Dead Groll à proprement dit, je continue le fanzine, c'est juste que ça s'est transformé et j'avais envie d'un autre nom parce que Dead Groll était très marqué 'scène rock garage'. J'avais en tête de faire quelque chose de plus large qui puisse parler à la fois de poésie, de photo, de cinéma et pas être cantonné uniquement à l'univers rock. Dead Groll , c'était mon adolescence, j'aime toujours autant le rock mais j'écoute de plus en plus de choses différentes et le petit côté 'sectaire' commençait à me déplaire un peu. Et puis, les articles de quatre pages, certains les lisent mais pour ceux qui n’ont pas les références et qui ne...

BLOGS ET PODCASTS