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MONSTER REVIEW - MALA VISTA, SEXY GAMBAS & BADMOUTHING, ORLEANS, 13.11.2025.

Quelques jours après avoir vu le film de Glen Matlock à Bordeaux, je posais mes valises dans le Loir et Cher pour assister successivement aux concerts de Mala Vista et des Darts.

Soundcheck de Mala Vista au Dropkick

Première étape, Jeudi 13 novembre. Direction le Dropkick d'Orléans en compagnie des Sexy Gambas, programmés avec le groupe local Badmouthing et Mala Vista, gang new-yorkais formé il y a une dizaine d'années. L'endroit est aussi sympa que l'organisateur Djo Gang, je devrais donc passer une bonne soirée.

Badmouthing
Badmouthing jouent les premiers, la moyenne d'âge est d'environ 18 ans et le style oscille entre punk et grunge. La chanteuse me rappelle 7 Year Bitch et Bikini Kill. Djo Gang m'informe que le groupe existe depuis peu et qu'il a du potentiel, avis que je partage d'après ce que je vois ce soir.

Après un set d'environ trente minutes dont un rappel, Badmouthing laissent la place aux Sexy Gambas de Blois. Formés il y a un an, ils jouent un punk-rock inspiré des formations 70's. Le chanteur Brendan Tracey a d'ailleurs fait partie des Insults, gang punk californien, en 1978. Ils reprennent Buzzcocks et Cosmic Psychos, les chansons durent entre deux et trois minutes et sont en anglais pour la plupart. Approchant de la fin du set qui atteint presque trois quart d'heures, Brendan, un brin provocateur, se coiffe d'une casquette MAGA et balance nonchalamment 'make anarchy great again' ! Punk un jour, punk toujours. 
Le groupe n'a qu'un an d'existence, trois concerts à son actif (dont celui de ce soir) et il y a, là aussi, du potentiel. Rock on, Sexy Gambas !

Sexy Gambas
Mala Vista clôturent la soirée et ils ne sont pas venus pour rien. La salle est pleine et le public très réceptif. Après quelques chansons, Myke Miranda présente son gang et exprime sa difficulté d'être américain aujourd'hui avant d'enchaîner pour un set incendiaire, composé des deux premiers albums et du dernier EP. Mala Vista jouent un très bon punk-rock sur fond de rock n'roll et me font parfois penser à Teenage Head mélangés aux Dead Boys et Heartbreakers. Je les trouve encore plus efficaces sur scène qu'en studio ce qui est une belle performance car il n'y a absolument rien à jeter dans leur discographie. 
Après une bonne heure à transpirer, ils nous font le plaisir de revenir jouer quelques titres une première fois puis une seconde. Make american punk great again ! 
En fin de soirée, je demande un autographe à Erik L.A.M.F., le guitariste, et remarque son strap à le main droite qu'il n'avait pas pendant le set. J'apprends alors qu'il a joué avec la main fracturée. Respect, mec !

Comme je le pressentais, j'ai passé une excellente soirée au Dropkick où j'ai eu, en prime, le plaisir de rencontrer Chrystel Brune, la bassiste de The Brunettes et Didier Filloux, de l'asso Zero Hour. Que demander de mieux?

Mala Vista, punk n'roll en surchauffe !

Dans quelques jours, je vous raconterai le second concert, à Blois cette fois, avec Thee Vibrafingers et les Darts. 

Fernand Naudin

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