Accéder au contenu principal

HOT OFF THE PRESS : THE SNIVELLING SHITS, CROYDON GREYHOUND 1978

THE SNIVELLING SHITS: Thank God It's The Snivelling Shits

(God Save History records LP 2026)

The Snivelling Shits ont traversé l'histoire du punk à la vitesse d'une étoile filante mais ont pris le temps d'enregistrer quelques titres en studio et de jouer live chez John Peel, à la BBC. Ce 'super groupe' formé de journalistes de Sounds, dont Giovanni Dadomo, et du Hot Rod Steve Nicol, a rarement joué sur scène et cet album est une aubaine pour tous les fans et archivistes de l'histoire du punk anglais.

Ce concert, enregistré à Croydon fin 78, donne une très bonne idée de qui étaient les Snivelling Shits. Souvent qualifiés d’opportunistes réunis pour surfer quelques temps sur la vague punk avant de disparaitre, ils formaient surtout un gang techniquement efficace sur scène et doté d'un bon répertoire. 
L'album débute avec le single de 77, Terminal Stupid, suivi d'une reprise de Jacques Dutronc chantée en français et de pas mal de bonnes compos originales  dont certaines très influencés par le Velvet Underground, les Sex Pistols et les Stooges. L'enregistrement est propre et les chansons bien interprétées, même si Dadomo a parfois la mauvaise idée de chanter de façon caricaturale, sans doute pour essayer de 'faire le punk' qu'il n'a jamais vraiment été. Thank God It's The Snivelling Shits est malgré tout un disque très intéressant sur le plan historique car les concerts du groupe enregistrés dans les 70's ne courent pas les rues et les démos bonus en fin d’album sont, à ma connaissance, inédites à ce jour. Pour la petite histoire, ce soir là, The Snivelling Shits ouvraient pour les Damned alors rebaptisés The Doomed et ils partageaient la première partie avec The Cowards, groupe de Phil Burns, le frère de Captain Sensible. 

Fernand Naudin

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

MONSTER STORY - SO ALONE ? JOHNNY THUNDERS EN FRANCE, PAS SI SEUL.

Après le split des Hearbreakers , Johnny Thunders envisage de former un nouveau groupe avec Walter Lure et Billy Rath mais sans Jerry Nolan. Finalement, il part en solo mais maintient sa collaboration avec ses anciens compagnons Lure et Rath pour l'enregistrement de son album So Alone . Les sessions ont lieu aux  Basing Streets Studios de Londres, de janvier à juin 1978 et contrairement au titre de l'album, Johnny Thunders est bien entouré. Ils sont plus de quinze invités à  participer, musiciens, choristes, chanteurs et chanteuses, de Chrissie Hynde des  Pretenders , à Peter Perrett des  Only Ones , en passant par les  Hot Rods , deux ex  Pistols et Phil Lynott de  Thin Lizzy  sans oublier son fidèle lieutenant Henri Paul Tortosa avec qui il fondera Cosa Nostra quelques années plus tard. C'est un peu la crème de la crème de la scène Rock du moment qui épaule Johnny pour ce premier LP studio. Et le résultat est parfait, entre reprises des Shangr...

MONSTER STORY - THE SEX PISTOLS' SPUNK BOOTLEG

  Spunk : label original SEX PISTOLS : SPUNK  (Blank records, bootleg LP 1977) Les questions posées par les fans et collectionneurs sur les réseaux sociaux m'ont amené à retracer l'histoire du bootleg LP le plus célèbre des Sex Pistols :   Spunk. A l'été 1977, l'album officiel du groupe n'est pas encore sorti et des petits malins - qui possèdent les démos enregistrées par le producteur/sonorisateur Dave Goodman - ne se privent pas pour sortir un des premiers bootlegs du groupe. Spunk  voit le jour en août ou septembre, selon les sources, soit quelques semaines avant l'album  Never Mind The Bollocks . Ce disque est donc un bootleg et n'est absolument pas autorisé, ni par le groupe, ni par son management, même s'il se raconte que le manager Malcolm McLaren n'est pas étranger à l'histoire. D'autres affirment que c'est Dave Goodman, mal payé pour son travail de producteur, qui aurait décidé de se rembourser en vendant cet album.  Original ...

MONSTER INTERVIEW - PHILIPPE GILARD, PRAIRIE DOGS MUSIC

Courant septembre, je rendais visite à Philippe Gilard pour parler du nouveau label Prairie Dogs Music et de beaucoup d'autres choses passionnantes.  Entretien avec un passionné. D’où est venue l'idée de monter un label ? L’idée a germé après le décès de Bruce Joyner ... Nous avions sorti les deux ultimes albums studio de Bruce Joyner chez Closer et je rêvais d’un album acoustique, unplugged… quelque chose d’encore inédit dans la discographie du 'Rossignol d’Atlanta'.   Sur son dernier album, il avait déjà joué deux morceaux en acoustique, avec une guitare douze cordes. C’était formidable. Juste lui et Tom Byars . Je m’étais dit : Pourquoi ne pas faire un album entièrement acoustique ? D’autant qu’à la fin, sa voix avait changé, moins puissante, mais plus subtile, plus émouvante. Avec Tom Byars , nous avions commencé à travailler sur cette idée. Bruce était enthousiaste, avait écrit quelques nouveaux textes (magnifiques!), nous avions un projet, et malheureusemen...

BLOGS ET PODCASTS