Il y a un peu des New York Dolls et des Stooges dans ce disque, un peu des Ramones, de Chuck Berry et d'Eddie Cochran aussi, mais ce qui me saute aux oreilles c'est cette proximité avec les Rolling Stones de Sticky Fingers. Ça sonne lo-fi, c'est légèrement crasseux, on entend presque les médiators sur les cordes, la batterie cogne comme si le gang de Manchester jouait dans mon salon et la voix de Tom Harrison semble sortir d’un vieux mégaphone fatigué. C’est du rock'n'roll primitif, du garage brut, c'est sale, c'est simple mais c'est joué avec le cœur et une précision de métronome. Les morceaux durent aux alentours de trois minutes, avec de bons riffs et quelques phrases de guitares façon Johnny Thunders qui rendent l'ensemble ultra efficace. Les backing tracks ont été enregistrés en une journée en studio puis mixés au local de répétition. Dans le genre DIY, on fait pas mieux et le résultat est parfait.
Pour conclure, Easy Peelers est la suite logique de Pink Wafer Factory sorti en 2022 sur le même label. Du rock n'roll crade et terriblement efficace dont il va être question cette semaine dans une interview que les Fruit Tones m'ont gentiment accordé.
A suivre...
Fernand Naudin

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